
Magazine Centres Aquatiques
Contrôle de qualité d’eau : vers un transfert de compétence
Dès le 1er janvier 2027, les Agences Régionales de Santé (ARS) n’effectueront plus les contrôles sanitaires des piscines publiques et privées à usage collectif. Cette tâche sera transférée à l’exploitant alors que les ARS se chargeront uniquement des contrôles inopinés. Lors du webinaire, Pierre Lenaers de la société Ktalyst a insisté sur le fait que les collectivités doivent rapprocher de l’ARS dont elles dépendent pour connaître précisément ses attentes. Il a également prodigué quelques conseils :
-se renseigner sur les différents acteurs proposant ce type de prestation ;
-préparer son budget en demandant des devis
-réfléchir à regrouper les différentes analyses réglementaires (liées à l’eau, l’air…) afin de limiter les coûts d’intervention et de déplacement, en interne ou avec quelques communes alentour.
-anticiper la communication avec l’ARS
En complément, Pierre Lenaers a souligné que les contrôles de qualité d’eau peuvent être sous-traités à la société de maintenance technique (avec des avantages et des inconvénients) mais qu’au final la collectivité reste la responsable des résultats.
La sécurité, la surveillance et la prévention
Thierry Boeglin, directeur général de Poséidon et président de la commission de normalisation S52L de l’Afnor (concernant les piscines à usage public et/ou collectif), a rappelé qu’en moyenne entre 50 et 60 noyades avaient lieu chaque été dont une quinzaine de décès. Des chiffres en augmentation, notamment à cause d’une hausse des malaises cardiaques et des crises d’épilepsie. Le dirigeant a également évoqué des facteurs culturels (de conception, de choix architecturaux…), les limites intrinsèques de la vigilance humaine (liées à la chaleur, au bruit…) mais aussi la responsabilisation des adultes accompagnants. Thierry Boeglin a aussi mentionné la norme NF S52-014 concernant l'organisation et à la mise en œuvre de la surveillance des baignades dans les piscines à usage public. Financée par le ministère des Sports, elle est téléchargeable gratuitement.
De son côté, Quentin Duquesnoy, président de
Secureo, a redonné des informations sur le POSS : par exemple, la signature du POSS par les agents ne désengage pas l’employeur exploitant. Celui-ci doit s’assurer qu’ils connaissent la mise en application du POSS. D’où la nécessité de mettre en place des formations spécifiques. Néanmoins, d’après lui, un bon POSS ne suffit pas à garantir une surveillance efficace. Sa société propose un outil immersif pédagogique (
Aquarescue VR®) pour travailler de manière pédagogique les techniques de surveillance et développer les compétences de chacun.