Focus sur L’O-Vive
Dans un premier temps, les participants ont pu visionner une vidéo de présentation de l’établissement. A l’intérieur, ce dernier compte un bassin inox sportif de 25 m (8 lignes d’eau avec une tribune de 400 places, un bassin inox polyvalent (325 m
2), une zone de jeux aquatiques pour les enfants (50 m
2), une salle de musculation, une salle polyvalente ou encore un
espace bien-être (3 spas, 2 saunas, 1 hammam, 1 fontaine à glace et des douches thématisées). Quant à l’espace extérieur, il comprend au
bassin inox nordique (270 m
2 avec 2 lignes de nage et un espace balnéo), une zone de jeux aqualudiques pour les enfants (200 m
2), deux solariums (minéral et végétal) et une aire de pique-nique.
Au niveau technique, l’établissement, qui a coûté 23 millions d’euros TTC (environ 15 millions d’euros de travaux) dispose d’une filtration à diatomée, d’une chaufferie bois (servant aussi pour d’autres structures alentours), de CTA performantes et d’une toiture végétalisée.
Le processus de conception
Camille Pallot, responsable développement de l’agence A26 Architectures (certifiée
Qualisport), a détaillé le processus de conception du centre aquatique L’O-Vive dont elle a eu la charge.
Tout d’abord, elle a évoqué la phase d’analyse et de compréhension :
-comprendre le contexte du site (topographie, climat, histoire, vues, orientations…) pour dégager les contraintes et les potentialités et traduire les données en enjeux architecturaux et urbains ;
-décrypter les besoins : saisir la vision de la Collectivité ainsi que les besoins réels des futurs utilisateurs ;
-Identifier les concepts clés : idées directrices et mots-clés.
Elle a ensuite parlé de la conception schématique : traduction spatiale (étape fondamentale), recherche et itération (croquis rapide, recherche volumétrique, schéma fonctionnel…) et définition des intentions au regard du budget (le coût prévisionnel est pris en compte dès les premières réflexions).
Le rôle de l’assistant à maîtrise d’ouvrage
Par la suite, de manière générale, Sophie Dauvert, directrice générale de Mission H20 a évoqué le rôle d’un assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO), « un acteur stratégique dans le cycle de vie d’un projet de piscine publique, de l’idée initiale jusqu’à l’exploitation ». Elle a aussi insisté sur les critères de choix d’un bon AMO : expertise démontrée, indépendance, méthodologie claire, écoute et compréhension, animation et coordination, maîtrise du numérique ou encore vision durable.
Enfin, Sophie Dauvert a détaillé l’accompagnement global pouvant être proposé par un AMO : études préalables (opportunité, faisabilité…), études de cadrage (assistance pour le choix du concepteur, études de programmation, suivi en phase conception et réalisation) ou encore assistance en exploitation (mise en exploitation en régie, assistance passation marché de concession, audit d’exploitation, suivi du mode de gestion…).