Un développement important
Les différents intervenants ont insisté sur le fort développement de ces pratiques sportives outdoor au cours des dernières années, notamment chez les plus jeunes. « Sur les 30 millions de pratiquants, ils sont 7 millions à exercer régulièrement la randonnée. Au sein des offices de tourisme, les circuits de randonnée sont très souvent demandés. De plus, la hausse de la pratique chez les 18-35 ans est une tendance forte qui se retrouve dans d’autres fédérations sportives outdoor » a indiqué Frédéric Montoya, président de la Fédération Française de Randonnée. « Après un fort développement de l’escalade ces dernières années, le trail et le running sont désormais en très forte hausse » a ajouté Aymeric de Rorthays, directeur général de l’enseigne « Au Vieux Campeur ».
Cette hausse de la pratique est notamment due à un important travail collectif des différents acteurs : État (via les CREPS et les pôles ressources nationaux), fédérations sportives et collectivités. Une concertation qui va bien au-delà du sport, puisque des secteurs comme le tourisme, l’éducation, l’économie et la biodiversité sont concernés.
Différentes formes de pratique
Si la sémantique n’est pas toujours très claire entre sport de nature et sport outdoor, il est indéniable que plusieurs pratiques sont concernées, comme le décrit Line Malric, maire-adjointe en charge des sports à Blagnac) et vice-présidente du Département de la Haute-Garonne : « À Blagnac, nous différencions les pratiques intérieures effectuées à l’extérieur (la nage dans un bassin nordique), les pratiques extérieures en milieu urbain (street workout, aires de fitness) et les pratiques de pleine nature (trail, running…). Au sein du Département, nous accompagnons le développement des différentes formes de pratiques, qu’elles soient terrestres, aquatiques ou aériennes. Le tout, en gardant en tête les problématiques de sécurité et de foncier ».
Les enjeux d’aujourd’hui et de demain
Frédéric Montaya a rappelé l’importance de l’entretien des différents sites pour la sécurité des pratiquants : au sein de la FF Randonnée, 9 500 baliseurs entretiennent 226 000 km de sentiers.
En conclusion, Francis Gaillard, directeur du CREPS Auvergne Rhône-Alpes, a évoqué différents enjeux : « Il faut s’appuyer sur les divers dispositifs d’observation existants et sur les objets connectés pour engranger des données afin d’analyser les pratiques. De même, proposer des sites en libre accès est une vraie force pour continuer le développement, mais il faut être précautionneux en éduquant les pratiquants afin qu’ils soient le moins impactant possible au niveau des sites. Il faut faire preuve de pédagogie par rapport aux enjeux environnementaux : protection de la biodiversité, réchauffement climatique… ».