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Lutte contre les inondations : rendre la place aux rivières

20 oct. 2020
Suite à la tempête Alex, la renaturation et l’élargissement des rivières et fleuves est nécessaire pour prévenir le risque inondation, en lien avec la loi Gemapi.

Les risques naturels, rendus plus fréquents et dévastateurs par le changement climatique à l’œuvre, engendrent des crues sans précédent. A l’image de celles subies par les habitants des vallées de la Vésubie et de la Roya. La topographie encaissée en vallées étroites et le régime torrentiel de ces rivières, couplés à des précipitations records et à l’urbanisation du lit majeur des rivières a entraîné des dégâts humains et matériels d’une ampleur phénoménale. Autant dire qu'aujourd'hui il n'est pas question de reconstruire dans les zones inondables identifiées de ces vallées, comme cela peut être le cas le long de cours d'eau moins tempétueux. 
 
Outre la réadaptation des plans de prévention des risques naturels, qui doivent être revus à la hausse pour suivre les évolutions climatiques et aider à établir un urbanisme résilient aux inondations, il est aujourd’hui nécessaire de rendre leur place aux rivières, souvent contraintes dans des lits artificialisés aggravant les phénomènes d’inondation. Aussi, parfois, la déconstruction des quartiers peut être une des solutions.
 

Une nécessaire renaturation des rivières

Dans la logique de la loi Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), il est essentiel de rendre aux rivières leur espace de divagation et un fonctionnement hydraulique naturel. En milieu urbain, celles-ci ont souvent été endiguées et rétrécies, alors même qu’elles doivent absorber des ruissellements de plus en plus importants à cause de l’imperméabilisation causée par l’étalement urbain. Autant dire que l’équation ne fonctionne pas : plus d’eau à un instant t dans un espace rétréci et la montée des eaux est accrue et accélérée. 

Ainsi, pour résoudre cette équation « eau et changement climatique », les villes doivent s’adapter de toute urgence en restaurant le lit majeur des rivières et fleuves. L’élargissement de leur profil et la désimperméabilisation de leurs abords ralentissent les écoulements et donc la montée des eaux lors d’importantes intempéries.
 

L’exemple de l’Yzeron à Oullins

La renaturation de l’Yzeron, affluent du Rhône, est un bel exemple des projets qui doivent être aujourd’hui portés par les élus d’un territoire afin de protéger les populations face aux risques. Stéphane Guérin, directeur du Syndicat d’Aménagement et de Gestion de l’Yzeron, du Ratier et du Charbonnières (SAGYRC), témoigne. « Au début du 20e siècle, l’Yzeron a subi une chenalisation pour répondre aux besoins de salubrité dans une zone de confluence marécageuse. Depuis les années 60, l’anthropisation s’est accélérée : le cours d’eau a été corseté dans une cunette béton dans sa partie aval ». Cette artificialisation, couplée aux évènements pluvieux intenses et à l’étalement de l’urbanisation dans la zone de débordement initiale de l’Yzeron, a engendré des crues de plus en plus violentes et fréquentes : 1989, 1993, 2003, 2005, 2008, 2009, 2016… A chaque fois, le cours d’eau a atteint le niveau de crue décennale ou trentennale, et cela dans un milieu urbain dense, inondant alors caves et rez-de-chaussée de 3 000 habitations, ainsi que les routes.
 
Un plan ambitieux a alors été lancé pour la restauration écologique de l’Yzeron sur un linéaire de 4,5 km sinuant à travers 5 communes caractérisées par un milieu urbain dense. La renaturation de l’Yzeron sur le tronçon Oullins, en plein cœur de ville et sur 1,5 km (soit un tiers du linéaire), a transformé de façon marquante le paysage urbain. « L’aménagement facilite l’écoulement des crues trentennales sans débordement. La cunette béton a été supprimée au profit d’un lit mineur élargi et végétalisé. L’endiguement longitudinal a été conforté à l’aide de palplanches, de gabions et de murs afin de conforter le ‘lit majeur urbain’ lui aussi végétalisé par des techniques de génie végétal et écologique » précise Stéphane Guérin. 
 
Ces travaux d’envergure se sont élevés à 7,4 M€ HT, dont 80 % proviennent de l’Etat (au titre du PAPI), de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du Département du Rhône et de la métropole de Lyon.

« Aujourd’hui chacun demande une digue, quitte à rejeter l’eau sur son voisin. Or, le système des digues n’est qu’un palliatif ruineux pour l’État, imparfait pour les intérêts à protéger » Napoléon III, 1856
 
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