Des constats sans appel
Le rapport énumère plusieurs constats chiffrés :
- 13 % des enfants et plus de 33 % des adolescents présentent des troubles anxieux ou dépressifs ;
- 40 % des salariés souffrent de stress chronique ou de burn-out ;
- Plus d’un quart des personnes sont confrontées à un problème de santé mentale au cours de leur vie. Or, l’activité physique protège la santé mentale : par exemple, - 25% de risque de dépression chez les personnes physiquement actives ;
- Seulement 30 à 35 % des professionnels prescrivent régulièrement de l’activité physique adaptée alors que près de 600 Maisons-Sport-Santé sont aujourd’hui déployées au sein du territoire.
Le rapport montre également que l’activité physique n’est pas seulement bénéfique pour le corps. Pour les dépressions légères à modérées, elle agit sur l’estime de soi, la gestion du stress, la cognition et la mémoire, le lien social ou encore la prévention et l’accompagnement de nombreux troubles psychiques.
L'inclusion des personnes atteintes de troubles mentaux reste un défi
Le rapport pointe la persistance de préjugés et de difficultés d'accessibilité dans le monde sportif, y compris au sein des structures fédérales et associatives. Ces obstacles peuvent limiter la participation des personnes concernées et renforcer leur isolement. Il recommande notamment de sensibiliser les acteurs sportifs, de désigner des référents en santé mentale, de promouvoir les bonnes pratiques d'inclusion et d'évaluer régulièrement l'accessibilité des activités.
L'encadrement constitue un autre enjeu majeur : les professionnels doivent disposer de compétences adaptées aux besoins de ces publics pour favoriser leur participation et prévenir les abandons.
Le document souligne également que les bénéfices ne reposent pas sur une discipline unique. Les études analysées mettent notamment en avant l'association entre exercices d'endurance et renforcement musculaire, ainsi que l'importance de la régularité et de l'accessibilité des pratiques.
Les quatre recommandations prioritaires
-Intégrer systématiquement l’activité physique dans la prévention et les parcours de soins en santé mentale ;
-former davantage les professionnels de santé à sa prescription ;
-lutter contre la sédentarité dès l’enfance et tout au long de la vie ;
-Créer une véritable stratégie interministérielle « activité physique et santé mentale ».