Des usages déjà bien installés
Parmi les structures interrogées, 62 % déclarent utiliser des outils d’IA : 45 % de manière ponctuelle et 17 % régulièrement. Parmi les utilisateurs, 24 % y ont recours quotidiennement et 42 % chaque semaine. Les applications concernent avant tout la communication (83 %) et les tâches administratives (73 %). L’analyse de données (24 %) et l’automatisation (16 %) restent, pour leur part, moins développées.
Cette adoption s’inscrit dans une transformation numérique plus large : 82 % des structures constatent un impact positif du numérique, notamment sur leur organisation interne. Pourtant, 54 % estiment encore leur maturité numérique faible ou intermédiaire, signe d’une progression inégale selon les organisations.
Former et encadrer les pratiques
Contrairement aux inquiétudes suscitées par l’IA sur le marché du travail, les acteurs du sport se montrent plutôt optimistes. À l’horizon 2030, 59 % des structures anticipent un impact favorable de l’IA sur l’emploi dans la branche Sport. À l’inverse, 36 % envisagent un impact plutôt défavorable et 4 % un impact très défavorable. L’enjeu serait donc davantage de faire évoluer les pratiques professionnelles que de remplacer les salariés.
Cette transition suppose toutefois de renforcer les compétences. Le manque de maîtrise constitue le premier frein à l’adoption de l’IA pour 56 % des structures, devant les risques liés au RGPD et à la confidentialité des données (38 %), le manque de temps (31 %) et la crainte d’erreurs ou de fausses informations (26 %). Parmi les organisations déjà utilisatrices, 71 % jugent leur niveau de maîtrise faible ou intermédiaire. De plus, 60 % n’ont pas encore formalisé de règles encadrant ces usages.