Des manques au niveau motricité et confiance
Les résultats dressent un constat préoccupant : les enfants français de 6 à 12 ans présentent un niveau de compétences aquatiques inférieur à celui observé dans les six autres pays participants. Menée auprès de plus de 3 000 enfants dans sept pays européens, l'étude montre en effet que les jeunes Français sont en retrait sur les habiletés fondamentales que sont la propulsion, l'équilibre, l'immersion ou encore la maîtrise de la respiration.
Plus préoccupant encore, leur progression entre 6 et 12 ans ne leur permet pas de rattraper cet écart avec leurs homologues européens. Les chercheurs relèvent également un taux d'abandon des parcours aquatiques deux à trois fois supérieur à la moyenne observée dans les autres pays.
Au-delà des seules performances motrices, ALFAC met en lumière un déficit de confiance. Les enfants français se déclarent moins à l'aise dans l'eau et moins motivés lors de l'apprentissage de la natation. Les filles affichent notamment le plus faible niveau de confiance en eau profonde parmi les pays étudiés.
L'enquête révèle également un décalage entre la perception et la réalité : 60 % des enfants estiment maîtriser certaines compétences alors que seuls 30 % réussissent effectivement les tests correspondants.
Les chercheurs défendent ainsi une approche fondée sur la « littératie aquatique », qui dépasse le simple objectif de parcourir quelques mètres. Elle intègre les compétences motrices, mais aussi la compréhension des risques, la capacité à prendre les bonnes décisions et l'aisance dans différents environnements aquatiques, notamment en milieu naturel, où surviennent de nombreuses noyades.