Longtemps associé aux balcons fleuris et aux jardins de nos grand-mères, le géranium souffre encore parfois d’une image quelque peu désuète. Pourtant, derrière ce nom commun se cachent deux genres botaniques distincts, dont l’un est particulièrement adapté aux enjeux actuels des aménagements urbains.
Ne pas confondre géranium et pélargonium
« Ils appartiennent à la même famille des Géraniacées et partagent le même nom dans le langage courant, mais le Pelargonium et le Geranium constituent bien deux genres botaniques distincts, avec des origines géographiques et des comportements très différents », explique Lily Farges, responsable technique et commerciale pour les pépinières Lepage. Elle poursuit : « Le genre Pelargonium, qui regroupe les géraniums dits “annuels” ou « de balcon », est originaire d’Afrique du Sud et s’est développé sous un climat chaud et sec. Ils ne résistent pas au gel sous nos latitudes et se caractérisent par une floraison estivale continue, très dense et aux coloris vifs. Leur usage est particulièrement adapté au fleurissement saisonnier hors-sol : jardinières, suspensions, bacs ou massifs estivaux temporaires. »
Les géraniums vivaces, eux, sont originaires des zones tempérées de l’hémisphère nord. Parfaitement adaptés à nos hivers, ils persistent en terre d’une année sur l’autre et trouvent leur place dans des aménagements pérennes, comme couvre-sols, en bordures de massifs, sur les talus ou au pied des arbres. « Ils restent peu connus. Pourtant, ce sont des plantes qui résistent à tout ! », ponctue Laetitia Auray, associée gérante des Pépinières du Val d’Erdre.