Le mouvement sportif amateur concerné et prêt à agir
Tout d’abord, les clubs identifient fortement leur vulnérabilité. Près de 94 % des responsables interrogés se déclarent exposés aux chocs climatiques et énergétiques et plus de 89 % estiment qu’ils devront adapter, réduire ou interrompre certaines pratiques face à ces évolutions. Les inquiétudes portent notamment sur les épisodes de chaleur, l’accès aux compétitions, les coûts de fonctionnement et la dépendance aux déplacements motorisés.
Ensuite, les répondants expriment une volonté réelle de transition. Plus de 85 % des responsables de clubs souhaitent réduire l’impact environnemental de leur structure. Mobilité, alimentation, équipements, énergie ou gestion des déchets : 77 % indiquent avoir déjà engagé des actions ou être prêts à le faire. Plus de 1 700 propositions concrètes ont même été formulées, avec une priorité donnée au covoiturage, à la sensibilisation et à une meilleure gestion des équipements.
Trois freins majeurs exprimés
Ils concernent le manque de moyens humains et financiers, l’insuffisance d’accompagnement et la difficulté à faire évoluer certaines habitudes.
Les acteurs demandent des outils pratiques (fiches actions, bilans carbone), des formations adaptées des collectivités et des fédérations, des financements pour la rénovation des infrastructures, ainsi qu’un cadre stratégique clair porté par les fédérations et pouvoirs publics. La stratégie RSE est perçue comme balbutiante au niveau fédéral. Les fédérations et institutions sont rarement identifiées comme sources d’information, révélant un besoin fort de structuration et de diffusion pédagogique.
Les propositions de plan d’action pour la transition
Atteindre un modèle de sport amateur plus résilient face aux chocs climatiques et énergétiques suppose une mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs.
Les fédérations sont attendues pour impulser cette dynamique, notamment en renforçant la sensibilisation et en assurant une meilleure articulation des actions entre les différents acteurs publics et privés. Les collectivités occupent une place stratégique : au-delà de leur rôle de financeur, elles disposent d’un levier décisif à travers l’information, l’accompagnement des structures et la gestion des infrastructures sportives. Enfin, les clubs ont vocation à structurer davantage leurs engagements et à prioriser des actions de décarbonation et d’adaptation générant également des bénéfices économiques et organisationnels.