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Marquage des terrains : un système efficace… ou une habitude coûteuse ?

27 mai 2026
Proposé par Expoline. Le marquage des terrains est rarement remis en question. Seulement voilà...
Cela fait partie du quotidien, cela fonctionne, et depuis des années les méthodes restent globalement les mêmes.
 
Pourtant, derrière cette routine se cache parfois un système qui coûte plus cher qu’il ne devrait, sans même que cela soit encore perçu comme un problème.
 
Toute personne impliquée dans le traçage des terrains connaît ces situations :
 
– une peinture qui se sépare dans le bidon
– des contenants qu’il faut secouer ou mélanger avant utilisation
– des résidus qui restent au fond des emballages
– des buses qui se bouchent et doivent être nettoyées.
 
Avec le temps, ces manipulations sont devenues “normales”.
 
Mais le sont-elles réellement ?
Expoline

Instabilité et décantation

Une consultation menée auprès de gestionnaires de terrains, services techniques et utilisateurs en France met en évidence plusieurs constats intéressants.
 
👉 78,7 % indiquent traiter les bidons vides via les filières classiques de déchets ;
👉 33 % rencontrent des problèmes de buses bouchées ;
👉 25,5 % constatent des dépôts ou résidus dans les contenants ;
👉 8,5 % évoquent des résultats de traçage irréguliers.
 
Ces différents phénomènes ont souvent une origine commune : l’instabilité du produit et les phénomènes de décantation (cf. photo).
 
Et leurs conséquences vont bien au-delà d’un simple inconfort d’utilisation.
 
Dans la pratique, une partie du produit reste fréquemment présente au fond des contenants.
 
Selon les situations, les résidus peuvent représenter entre 10 et 20 % du contenu initial.
 
Cela signifie qu’une partie du produit est transportée, manipulée… puis éliminée avec le déchet plastique.
Expoline

A plus grande échelle

Lorsqu’on replace cela à l’échelle nationale, les volumes deviennent considérables.
 
👉 La France compte environ 12.000 clubs de football.
👉 Avec une moyenne estimée à 41 bidons par saison, cela représenterait près de 500 000 bidons plastiques utilisés chaque année.
 
Et cela sans tenir compte des résidus encore présents dans ces emballages.
 
La consultation met également en évidence les attentes prioritaires des utilisateurs :
 
👉 42,6 % souhaitent moins de déchets ;
👉 29,8 % veulent réduire les coûts ;
👉 14,9 % recherchent moins de manipulation et un gain de temps ;
👉 12,8 % demandent une meilleure régularité du traçage.
 
Autrement dit, la demande d’amélioration existe déjà clairement sur le terrain.
 
 
Expoline

Coût global

Pour les collectivités et services sportifs, cela soulève une question importante.
 
Le véritable coût du traçage ne réside pas uniquement dans le prix du produit, mais aussi dans tout ce qui l’entoure :
 
– le temps de préparation ;
– les manipulations ;
– les pertes de produit ;
– l’entretien des machines ;
– les coûts logistiques ;
– et la gestion des déchets.
 
Aujourd’hui encore, le marquage est souvent acheté sur base d’un prix au litre ou d’un prix par bidon.
 
Ce raisonnement est compréhensible dans le cadre des marchés publics, où comparabilité et maîtrise budgétaire sont essentielles.
Mais une question mérite d’être posée :
 
👉 le prix au litre reflète-t-il réellement le coût global du système ?
 
Dans bien des cas, le produit le moins cher à l’achat n’est pas forcément le moins coûteux sur le terrain.
 
Ces inefficacités ne proviennent ni des utilisateurs ni des machines, mais souvent du comportement même du produit.
 
Lorsqu’une peinture se sépare durant le stockage, il faut corriger cela avant utilisation.
 
Lorsqu’un résidu reste au fond du bidon, une partie du produit est perdue.
 
Et lorsque le traçage manque de stabilité, cela entraîne davantage d’interventions sur le terrain.
Expoline

Vision d'ensemble

Une autre approche consiste dès lors à ne plus considérer uniquement le produit, mais le système dans son ensemble :
 
👉 stabilité du coating ;
👉 mode d’application ;
👉 logistique ; 
👉 emballage ;
👉 manipulation ;
👉 gestion des déchets.
 
Lorsque ces éléments sont pensés ensemble, certaines contraintes disparaissent naturellement.
 
Pas de séparation signifie moins de mélange.
Moins de résidus signifie moins de pertes.
Un produit homogène signifie un traçage plus stable et moins de bouchage.
 
Aujourd’hui, plusieurs collectivités commencent progressivement à s’interroger sur ces enjeux.
Certaines envisagent déjà des systèmes permettant de réduire fortement les volumes transportés, les déchets plastiques et les manipulations sur le terrain.
Le sujet dépasse donc largement la simple question du “type de peinture”.
Il touche désormais à l’organisation globale du traçage sportif.
 
Et peut-être surtout à une question plus fondamentale :
👉 continuons-nous à optimiser un ancien modèle… 
ou est-il temps de repenser le système lui-même ?
 
Pas plus grand.
 
Mais plus intelligent.

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