Une volonté d’agir mais…
Les organisateurs du webinaire ont évoqué souvent une absence de méthode : pression pour engager rapidement des actions, multiplications des solutions techniques proposées, difficulté à prioriser les leviers efficaces…
Ils ont aussi souligné une décarbonation longtemps abordée de manière incomplète : approche centrée sur les équipements ou les énergies, peu d’analyse du fonctionnement réel, absence de trajectoire mesurable et donc une difficulté à objectiver les résultats.
Pour eux, décarboner une piscine, c’est transformer durablement son fonctionnement, avec :
- une réduction des émissions liées au chauffage, à la ventilation et au traitement de l’eau ;
- un maintien du service public rendu ;
- une action sur les consommations, les usages et le pilotage ;
- une inscription dans une trajectoire mesurable.
Décarboner avec méthode
Pour agir sans se tromper, les équipes d’Hi!EcoConso ont mis en avant cinq étapes essentielles :
- comprendre : analyse des consommations et des fréquentations (heure par heure) ;
- identifier : repérage des périodes de surconsommation hors usage ;
- hiérarchiser : ajustement des réglages avant d’investir ;
- piloter : adaptation continue selon usages, météo et planning ;
- inscrire dans le temps : trajectoire compatible avec le décret tertiaire
Un exemple a été mis en avant : une piscine couverte d’environ 400 m2 de plan d’eau avec une consommation moyenne de 2 800 à 3 000 kWh/m2 de plan d’eau/an, soit environ 1 GWh/an (chaleur + électricité), c’est-à-dire 230 TCO2e/an. Certaines actions concrètes peuvent générer 25 à 35 % d’économie d’énergie :
- ajuster les températures « au bon usage » (et non pas en continu) : 3 à 8 % de. Gain, soit entre 30 à 80 MWh/an ;
- piloter le traitement d’air selon l’occupation (et non pas par défaut) : 9 à 15 % de gain, soit 50 à 120 MWh/an ;
- caler les plages de marche sur les plannings réels : 3 à 10 % de gain, soit entre 30 et 100 MWh/an ;
- récupérer la chaleur « déjà existante » (récupération sur eaux grises pour préchauffer l’eau chaude sanitaire) : 10 à 15 % de gain.