Une transition engagée mais inégale
Si toutes les collectivités interrogées ont engagé une politique de zéro phyto chimique, leur niveau d’avancement reste contrasté : 44 % l’appliquent depuis plus de cinq ans et 38 % entre deux et cinq ans. De plus, si la dynamique est partagée, la structuration des politiques varie fortement. En effet, près de 38 % des villes inscrivent leur politique zéro phyto dans une démarche environnementale globale, tandis que 31 % l’intègrent directement dans les cahiers des charges d’entretien.
En outre, la performance des surfaces sportives demeure un enjeu central avec la gestion de l’eau comme enjeu prioritaire pour 94 % des collectivités. Une collectivité sur deux (50 %) expérimente aujourd’hui des solutions nouvelles : adaptation des hauteurs de coupe, introduction d’espèces végétales plus résilientes, recours à des outils connectés pour piloter les interventions…
Concernant les principaux défis rencontrés par les collectivités, le maintien de la qualité sportive des terrains arrive en tête, suivi par la maîtrise des coûts et l’adaptation des pratiques au changement climatique (62,5 %). Afin de répondre à ces enjeux, les villes expriment une forte attente en matière de formation (62,5 %) et d’expertise spécialisée (56 %).