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Les auteurs du
rapport issu de l’Institut de l’eau, de l’environnement et de la santé de l’université de l’ONU de Richmond (Canada), délivré fin janvier, n’emploient plus les termes classiques de crises ou de stress hydrique, mais de faillite mondiale de l’eau. «
Des changements irréversibles sont arrivés. Restaurer la situation normale est infaisable, même avec de forts investissements. Les tentatives d’atténuation avec l’ambition de revenir à la normalité provoquent souvent des pertes encore plus grandes d’eau », alertent les scientifiques.
En cause notamment (au niveau mondial) :
- la disparition des zones humides (410 millions d'hectares de zones humides ont disparu en cinq ans) et des lacs (plus de la moitié des grands lacs ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990) ;
- le pompage excessif des nappes phréatiques pour l’agriculture (70 % des prélèvements d’eau douce sont destinés à l’irrigation des cultures et l'élevage) et l'industrie ;
- le réchauffement climatique (sécheresses, fonte des glaciers…) ;
- la croissance démographique ;
- l’urbanisation…
Ainsi plus que jamais, l’eau doit être préservée, protégée mais aussi captée, stockée et réutilisée pour maintenir nos paysages afin qu’ils rendent tous leurs bienfaits.
Modestement, les acteurs du paysage ont un rôle à jouer, aussi minime soit-il : déploiement de
dalles alvéolaires perméables, plantation d’
arbres, optimisation de l’arrosage (
suivi tensiométrique,
décodeurs de précision,
télégestion…)…
Chaque
dalle perméable posée, chaque
arbre planté ou chaque goutte d’eau économisée contribue à préserver nos paysages et à lutter contre la raréfaction de l’eau.