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Chenilles processionnaires, les prendre au piège !

18 février 2026
Les chenilles processionnaires du pin constituent une menace sérieuse pour la santé humaine et animale. Leur descente le long des troncs, de plus en plus précoce, impose une vigilance accrue.
Classées nuisibles depuis 2022 (décret n°2022-686), les chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) sont redoutées pour leurs soies urticantes, munies de petits ardillons tels des hameçons. Lesquelles provoquent des démangeaisons, conjonctivites, maux de gorge... voire des problèmes plus graves en cas de contact direct avec les yeux (les ardillons qui couvrent les soies ne font qu’accentuer la pénétration des soies à l’arrière du globe oculaire). C’est pourquoi, la lutte s’impose, particulièrement en cette fin d’hiver. Alors anticipons leur descente !
Koppert

Offrir des colliers aux arbres

Les chenilles descendront bientôt des troncs, alors autant les boquer avec des colliers spéciaux. « Ces dispositifs sont placés autour des troncs d’arbres pour capturer les chenilles processionnaires en descente vers le sol (stade L5). Ils permettent d’éviter qu’elles atteignent le stade souterrain », précise Paul Tremellat, chef produit chez Biobest France. Il cite un produit phare : les colliers Thaumerex ou Procerex qui, fixés à deux mètres de haut sur le tronc des arbres contaminés, empêchent les chenilles processionnaires de descendre du pin. « Le collier Écopiège® vient intercepter la colonie lors de sa descente en procession. Il guide les chenilles dans un tube qui les conduit dans un sac rempli de terre. Elles finiront leur cycle larvaire et se transformeront en chrysalide dans la terre du sac. On évite ainsi toute rencontre avec la chenille et tout contact avec les poils urticants », explique Cyrielle Rimbau de La Mésange Verte. Ensuite, il suffira de récupérer le sac et de l’incinérer.
 
De son côté, la société Koppert propose un piège rigide appelé Processatrap collier. « Il est composé d’un collecteur rigide qui accueille les chenilles en processions ; celles-ci ne termineront pas leur cycle puisqu’il ne contient pas de terre. Le cycle est ainsi rompu. Le collecteur peut rester en place, il n’est pas obligatoire de le retirer en fin de procession. Il est totalement imperméable et ne requiert aucun équipement spécialisé pour le manipuler contrairement à d’autres pièges disponibles sur le marché. Les pièges Processatrap collier se placent de novembre jusqu’à mars en fonction des zones géographiques », développe Isabelle Faure, technico-commerciale chez Koppert France.
 
En février-mars donc, si ce n’est déjà fait, on ceinture les arbres contaminés par des cocons !
 
Rappelons aussi qu'installer des nichoirs permet aux mésanges, particulièrement friandes de ces insectes (jusqu'à 500/jour pour un couple), de lutter efficacement contre les chenilles processionnaires du pin. 

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