
Département de Maine-et-Loire
À la sortie de Durtal (RD323), en direction de Seiches-sur-le-Loir, les dispositifs testés ont prouvé leur efficacité.
Installés tous les mètres sur une portion de 500 m au niveau d’un secteur boisé, ces réflecteurs lumineux ont en effet réduit à zéro le nombre de collisions nocturnes observées depuis février 2025
alors qu’en 2021 et 2024, huit sangliers ont provoqués des accidents routiers.
« Ces déflecteurs, positionnés à deux mètres de la chaussée, effrayent les animaux tentés de traverser la route à l’approche des phares des véhicules. Ces équipements n’ont cependant pas d’efficacité de jour », précise Hadrien Bedok, chef du service études et travaux au sein du Département en charge du dossier.
Face à ce premier bilan positif, le Département équipera cette année d’autres secteurs boisés aux enjeux similaires (forêts de Baugé et de Chandelais). «
Au final, ces déflecteurs s’avèrent des outils peu onéreux et faciles à intégrer dans un programme de prévention global. En effet, sur des secteurs plus fréquentés comme des deux fois deux voies, il convient de se rabattre sur des passages dédiés à la faune, qu’ils soient sur ou sous les routes », développe-t-il.
Comme quoi, la protection de la faune sauvage sur les routes de France débute pas des actions simples, sans énergie extérieure et abordables pour espérer réduire drastiquement le nombre de collisions, évalué à 40 000 par an en France d'après la FGAO (Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages).
Coût pour 500 ml : 2 300 euros TTC, soit une centaine de déflecteurs de la marque Lacroix.