Des entreprises portées par l’effet JOP 2024
Les entreprises du sport en France était au nombre de 147 000 en 2024 pour un chiffre d’affaires de 80 milliards d’euros. Grâce à l’’enquête téléphonique réalisée par l’institut Audirep au cours de l’été 2025, une année après la tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, BPCE L’Observatoire dresse plusieurs constats.
L’année 2024 a été une année de croissance pour les entreprises du sport au regard des principaux indicateurs économiques et financiers. Par exemple, 44 % d’entre elles signalent un chiffre d’affaires en augmentation et 32 % déclarent des investissements en hausse.
La très grande majorité des dirigeants des entreprises du sport reconnaissent le sport comme un secteur créateur de valeur économique (89 %) et en plein développement (83 %).
Parmi les défis majeurs dans les années à venir, les entreprises du sport en signalent principalement trois : être en phase avec les nouvelles pratiques sportives (56 %), se développer commercialement (55 %) et recruter des profils compétents (52 %).
Pratiques et tissu associatif
La pratique sportive associative se stabilise à un niveau historiquement élevé, avec une augmentation de +4,5 % sur l’année et +6,3 % depuis 2019, portant à 19,4 millions son nombre de licences. À eux seuls, le football, le tennis et l’équitation représentent environ un quart des licences fédérales. Ce rebond général depuis la fin de la crise sanitaire ne masque pas une dynamique plus contrastée pour certaines disciplines
Par ailleurs, les 360 000 associations sportives françaises ont représenté un budget global de 16 milliards d’euros en 2024. Elles peuvent compter sur environ 3,5 millions de bénévoles. Près de 36 500 associations sportives sont employeuses et emploient 142 000 salariés, soit l’équivalent de 67 000 équivalents temps plein selon l’Insee. De plus, 70 % du budget des associations sportives est assuré par les adhérents/usagers. Les subventions publiques, quant à elles, représentent 17 %.
Financement et profil des infrastructures
Le document confirme le rôle important des collectivités locales au niveau du financement du sport. En effet, sur les 24 milliards d’euros mobilisés par le secteur public, 15 milliards d’euros sont engagés par les collectivités locales, premier financeur public du sport : 9,7 milliards par les communes, 3,8 milliards par les EPCI, 0,9 milliard par les Départements et 0,6 milliard par les Régions.
Un équipement sur quatre est détenu par les collectivités locales a plus de 40 ans et n’a jamais subi les moindres travaux de rénovation et seulement 26 % du parc a moins de 20 ans ou a été rénové au cours des 20 dernières années. A noter une progression du secteur privé en tant que propriétaire d’installations sportives : 19 % pour les équipements mis en service après 2005 contre 8 % pour l’ensemble des installations.
Si la densité nationale d’équipements continue de progresser, elle le fait désormais à un rythme nettement plus lent, avec des contrastes importants selon les territoires. Les efforts d’investissement récents s’orientent vers la montée en gamme ou la modernisation d’équipements structurants plutôt que vers l’accroissement du nombre.