Une volonté commune de changement
« Rénover des équipements adaptés aux usages d’aujourd’hui et capables d’évoluer avec ceux de demain ». C’est l’enjeu stratégique souligné par Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) pour inscrire la rénovation sur la durée.
De son côté, Gisèle Rossat-Mignod, directrice du réseau de la Banque des Territoires a rappelé combien le sport représentait un levier essentiel de santé publique, de transition écologique et de cohésion sociale. Elle a aussi insisté sur le rôle du programme EduRenov d’accompagner les projets locaux, en termes d’ingénierie et de financement.
Témoignages de collectivités et partenaires
Lors de la première table-ronde, plusieurs collectivités ont présenté certaines actions : contrat de performance énergétique mis en place sur 6 piscines à Paris, deux plans piscines créé depuis 2016 au Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ou encore 2,8 millions d’euros d’économie pour 400 000 euros d’investissement pour le centre aquatique l’Aquatis à Fougères Agglomération.
Lors de la seconde table-ronde, l’ANDES, a rappelé que 400 intercommunalités ne possédaient pas de solution à l’année pour l’apprentissage de la natation. La Fédération Française Handisport, a souligné le travail qui reste à accomplir au niveau de l’accessibilité. Enfin, l’Adème et le programme ACTEE ont rappelé le travail d’accompagnement auprès des collectivités.
Deux dispositifs de rénovation à l’ANS
Enfin, cette matinale fut aussi l’occasion pour l’Agence Nationale du Sport d’évoquer ses deux dispositifs prioritaires pour 2026 :
- Dispositif concernant les piscines : 10 millions d’euros pour la création de nouveaux établissements ou la rénovation énergétique de sites existants ;
- Dispositif pour rénover les autres équipements sportifs structurants : 8,8 millions d’euros consacrés aux gymnases, salles spécialisées ou encore terrains de grand jeu.
Parmi les critères d’éligibilités, les deux principaux sont :
- l’objectif d’atteindre au moins 40 % d’économie d’énergie grâce aux travaux ;
- être situé dans un territoire carencé afin de réduire les inégalités d’accès à la pratique.
De plus, la priorité sera donnée aux projets innovants en termes de technologie, d’’écologie, de conception ou de gestion.
L’appel à projet devrait ouvrir prochainement (avant la fin du mois de février) et les dossiers devraient être déposés au plus tard pour la mi-juin.