Comprendre les dynamiques écologiques en ville
En 2008, la biodiversité en milieu urbain restait encore peu étudiée. « Les milieux naturels étaient déjà relativement bien documentés, mais nous disposions de très peu de données sur la situation en ville », introduit Magali Deschamps-Cottin, enseignante-chercheure au Laboratoire Population Environnement Développement (LPED).
C’est dans ce contexte qu’une thèse universitaire, menée entre 2008 et 2011 en partenariat avec la Ville de Marseille, s’est intéressée au suivi des communautés de papillons dans 24 parcs municipaux de la Ville de Marseille. Elle a mis en évidence une diminution progressive des espèces, notamment méditerranéennes, à mesure que l’on se rapproche du cœur urbain.
Ce constat a encouragé l’équipe de recherche à prolonger ses travaux : « Les papillons sont des pollinisateurs qui ont un stade de développement fortement en lien avec la végétation : celui de la chenille, qui nécessite la présence de plantes hôtes spécifiques. Nous voulions vérifier dans quelle mesure la disponibilité en plantes hôtes et en ressources nectarifères influe sur leur présence en milieu urbain, par rapport à d’autres facteurs possibles comme l’urbanisation, les pratiques de gestion ou d’autres contraintes liées à la ville », précise-t-elle.