Comment calculer le volume d’une cuve de stockage d’eau de pluie ?
Le volume d’une cuve de stockage des eaux de pluie est déterminé en fonction de la capacité nécessaire pour couvrir les besoins durant une période sans précipitations, généralement comprise entre trois et cinq semaines. Cette estimation est le plus souvent réalisée par la maîtrise d’œuvre, qui évalue les besoins et en déduit le volume de cuve adapté.
Le dimensionnement des cuves de récupération d’eau de pluie repose sur plusieurs critères essentiels :
- la surface de toiture exploitable pour la collecte des eaux pluviales ;
- la pluviométrie annuelle moyenne de la zone géographique concernée ;
- le coefficient de récupération, généralement compris entre 0,8 et 0,9 selon la nature du toit ;
- les besoins en eau liés à l’activité (arrosage, nettoyage de la voirie, usages techniques...) ;
- la fréquence d’utilisation et la saisonnalité (périodes d’arrosage, pics d’activité).
Deux facteurs principaux doivent être pris en compte pour définir le volume idéal d’une cuve de stockage des eaux de pluie :
- la capacité de récupération. Elle est déterminée à l’aide de la formule suivante :
Volume (en litres) = Précipitations annuelles (mm) × Surface de toiture (m²) × Coefficient de récupération (0,8 à 0,9) ;
- les besoins en eau. Il convient d’identifier si l’usage est régulier, saisonnier ou ponctuel. Par exemple, pour un usage limité à une période estivale de 90 jours, le volume nécessaire peut être estimé en multipliant la durée d’utilisation par la consommation journalière prévue.
En règle générale, pour une collectivité, il est pertinent de stocker entre 30 % et 50 % du volume annuel récupérable. Cette approche permet de couvrir efficacement les périodes sèches tout en anticipant les pics de consommation.