Alors, efficace ?
Difficile d’apporter une réponse précise, car
la réussite d’un gazon dépend de plusieurs paramètres : qualité des
semences et du sol, fertilisation, arrosage, opérations mécaniques... Sans oublier le respect du protocole d’application propre à chaque
biostimulant.
Sur le terrain, les retours de ceux qui ont appliqué des
biostimulants sont néanmoins positifs. Marc Ribeyron, responsable du développement chez ICL, le constate : «
Sur ce segment de produits, il y a eu beaucoup d’offres. Mais aussi des désillusions, faute de produits homologués et de protocoles correctement appliqués. Aujourd’hui, la donne a changé : les produits normés sont disponibles, autant pour les professionnels des surfaces sportives que ceux des espaces verts. J’observe d’ailleurs que des professionnels, qui avaient abandonné la biostimulation, se réapprovisionnent aujourd’hui pour faire face notamment au changement climatique qui impacte les gazons. » Baptiste Traineau poursuit : «
L'entretien des gazons repose sur la gestion intégrée. Ce sont tous les facteurs que l'on peut actionner pour créer un environnement optimal au développement du gazon qui doivent être saisis et maîtrisés (gestion de l'humidité, fertilisation, opération mécanique...). Les biostimulants ont un rôle important car ils sont complémentaires de tout cela. » Ainsi,
bien associés dans un programme de gestion intégrée, les biostimulants renforcent durablement la qualité et la résilience des gazons, en complément indispensable d’un plan de fertilisation adapté.
« Les biostimulants s’inscrivent pleinement dans un plan de fertilisation adapté », comme le souligne Romuald Drignon, responsable de région chez Frayssinet. « La biostimulation est un moyen de ‘renforcer’ les gazons, elle doit venir en complément d’une nutrition organique élaborée », termine-t-il.