Un parasite invisible
Le nématode du pin colonise les canaux de sève des arbres, bloquant leur circulation et provoquant un dessèchement brutal des aiguilles, puis la mort complète du pin en quelques semaines.
Le parasite se déplace grâce à un insecte vecteur : le Monochamus galloprovincialis, un coléoptère présent dans la quasi-totalité du territoire français.
Des pièges à insectes ont également été installés pour suivre la dispersion du coléoptère Monochamus.
Les espèces les plus sensibles sont celles qui composent les grandes forêts du Sud-Ouest, en particulier le pin maritime (Pinus pinaster), pilier économique et écologique de la région des Landes. On le retrouve aussi dans les espaces verts de la région, ce qui inquiète les gestionnaires du patrimoine arboré de certaines collectivités. A noter que le Centre de recherche forestière de Lourizán en Galice (Espagne), où des foyers ont été détectés depuis 2008, travaille sur des espèces génétiquement plus résistantes pour Pinus pinaster et radiata.
Urgence sanitaire
Le ministère de l’Agriculture, en lien avec l’Anses et l’Inrae, a toutefois déclenché une phase d’urgence phytosanitaire :
- délimitation d’une zone réglementée autour du foyer de Seignosse ;
- abattage et destruction des arbres contaminés ;
- surveillance intensive des bois, palettes et insectes vecteurs ;
- renforcement des contrôles douaniers sur le bois importé.
Vigilance donc.