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Changement climatique : quels arbres en ville ?

16 mai 2019

Changement climatique : quels arbres en ville ?

Les scénarios climatiques sont depuis plusieurs années plus qu’alarmants sur la question du dérèglement climatique. En 2050, « le climat de Lille serait proche de l’actuel climat d’Angers ou de Paris, et tendra vers celui de Toulouse pour 2080 ». Ou encore : « en 2050, la canicule de 2003 pourrait devenir la norme » déclare Jean Jouzel, climatologue et glaciologue expert français du GIEC. Ainsi, on observe progressivement la remontée des aires de répartition végétale vers le nord. Cela peut être vu comme un atout : des espèces endémiques des climats secs, qui ont développé des stratégies face à la sécheresse, peuvent être installées dans des villes comme Paris ou Reims, à condition, bien entendu, qu’elles supportent le gel. Les arbres urbains doivent aussi s’adapter à un régime de pluie type saison sèche/saison humide avec, globalement entre mai et octobre, une pluviométrie très faible.
 

L’arbre, un climatiseur urbain

On peut mesurer de façon sensible trois effets positifs de l’arbre en ville dans la régulation du climat : 
- tout d’abord, par la régulation de la température grâce à l’ombrage et à l’évapotranspiration. Ainsi, on peut ressentir et observer des différences de températures de l’air et du bitume, sous un arbre et à 3 m de la canopée, de l’ordre de 3 à 5 °C à un instant t, et de 1 à 3 °C en moyenne sur la journée ;
- ensuite, par la régulation hydrique : lors de forte pluie, le feuillage « retient » une partie de l’eau sur ses feuilles, qu’il restitue ensuite progressivement au sol et à l’air (« il pleut encore sous l’arbre 30 minutes après une pluie »). La surface perméable au pied de l’arbre permet également d’infiltrer les eaux de surfaces ;
- enfin, par la réduction des émissions de gaz à effet de serre en absorbant une belle quantité de carbone (par exemple, un chêne pédonculé à maturité stocke l’équivalent de 10 tonnes de CO2).


Quelles caractéristiques pour résister à la sécheresse ?

Les essences qui peuvent faire face à des longues périodes de sécheresse sont reconnaissables à différents facteurs génétiques ou morphologiques :  
- des feuilles de petite taille : plus une feuille est grande, plus elle est exposée au vent et plus l’évapotranspiration est importante. Ainsi, les espèces à feuilles composées ou découpées sont moins sensibles à la perte en eau ;
- des feuilles cirées ou duveteuses : une paroi plus coriace et épaisse ou équipée de poils, où s’installe une atmosphère humide, permet de limiter l’évapotranspiration ;
- un houppier assez haut et développé : la canopée ne doit pas être trop basse, ni trop dense, au risque de « piéger » la pollution et la chaleur. Il faut donc que l’air puisse circuler mais que le houppier soit tout de même assez large (de forme ovoïde) pour assurer un bel ombrage.
On remarquera que les essences adaptées aux sécheresses prolongées sont, pour la plupart, caduques. Une partie de l’explication est que, contrairement aux résineux, les caducs peuvent perdre jusqu’à 40 % de leur masse foliaire pour limiter l’évapotranspiration. 
 

Quelques essences adaptées

Voici des essences qui répondent à la fois aux contraintes climatiques (absence prolongée en eau, forte chaleur) et aux autres contraintes urbaines (pollution, port ovoïde, peu salissant…) : 
- Les érables : Acer opulus ; Acer monspessulanum : il reste bien vert, même après un été long, sec et chaud ; Acer freemanii : on le voit encore trop peu en alignement alors qu’il présente un beau port ovoïde et que la remontée de couronne est facile à gérer ; Acer cappadocicum ‘Rubrum’ ;
- Les Celtis : dont Celtis australis, C.biondii, C. julianae et C. sinensis. Ces espèces sont résistantes à la pollution, supportent bien les sols secs et présentent une belle écorce. Conduits en tige, ils offrent une bonne hauteur de houppier ;
-Les Gledistsia : plusieurs variétés dont Gleditsia triacanthos inermis ‘Spectrum’, ‘Shademaster’ et ‘Street Keeper’ ;
- Sophora japonica : il présente une pousse rapide, de jolies feuilles et un port bien étalé si le jeune plant a bien été conduit en pépinière ; 
- Koelreuteria paniculata : feuillage découpé qui crée une belle ambiance, port étalé propice aux squares et aux jardins ;
- Fraxinus ornus : résistant à la chalarose du frêne ;
- Quercus cerris : espèce à bon développement, s’adapte à tous les pH et aux sols hétérogènes, essence plastique et une valeur sûre ! ;
- Cedrus atlantica : résistant à la pollution et aux maladies.
 
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